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Questions-réponses
Des réponses gratuites pour des questions
à mille piastres!

«Comment dois-je présenter mon manuscrit?»

Les précisions matérielles sont expliquées dans la rubrique Présenter un manuscrit sur le site de Joey Cornu. Étant donné la quantité d'œuvres reçues pour évaluation et le retard pris à toutes les lire, l’aspirant-écrivain doit maintenant faire un choix : soit envoyer un résumé de 3 pages de son manuscrit, soit envoyer les deux premiers chapitres de son manuscrit (autrement dit, l'équivalent de 20 ou 30 pages). Tout se fait par la poste dans un premier temps; si l'éditeur souhaite consulter le manuscrit complet par après, il communique avec l'auteur. L'idée est de pouvoir fournir une réponse dans des délais confortables. Cette méthode est nouvelle pour Joey Cornu (mais n'est pas neuve dans le milieu de l'édition). Et pas de panique! Les manuscrits déjà reçus seront lus tels que reçus. Avant de présenter un manuscrit à un éditeur – et c’est d’ailleurs important de l’envoyer à plusieurs éditeurs qui publient le genre que vous écrivez – c’est une bonne idée de se créer un petit comité de lecture composé d’amis, de connaissances ou d’enseignants capables de donner l’heure juste à l’auteur. Il y a des créatures qui sont clairement vivantes dans notre tête, mais elles n’emménagent pas avec toutes leurs affaires dans la tête du voisin. C’est la raison pour laquelle des avis impartiaux sont très utiles à l’écrivain qui veut progresser.

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«Combien faut-il de temps pour obtenir un rapport de lecture?»

Joey Cornu s’excuse souvent de n’être qu’une petite maison d’édition avec des moyens limités, mais une grande quantité d’énergie est néanmoins investie dans la production des rapports de lecture utiles. C’est une activité qui coûte de l'argent à l’éditeur, mais la maison veut donner un coup de main aux jeunes écrivains, en espérant que l’exercice leur ouvre des chemins de réflexion. Même avec deux ou trois lecteurs bien intentionnés, Joey Cornu met présentement environ un an avant de pouvoir offrir une évaluation aux auteurs qui soumettent un manuscrit. Oui, c’est long! Mais il ne faut pas s’empêcher de continuer à lire et à écrire pendant ce délai. Gardez votre crayon aiguisé et votre clavier ronronnant. C’est aussi la raison pour laquelle Joey cornu recommande d’envoyer une copie de son œuvre à quelques éditeurs simultanément. Le « timing » peut être bon ici, et moins là. Alors mettez toutes les chances de votre côté!

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«Faut-il débourser de l’argent pour être publié?»

Joey Cornu est une maison d'édition qui fonctionne comme la plupart des maisons. Lorsqu'un manuscrit est retenu pour son potentiel et ses qualités, c'est la maison d'édition qui défraie les coûts de révision, de mise en pages, de graphisme et d'impression. Comme Joey Cornu est encore petit, même s’il a de grandes ambitions, il peut difficilement publier plus de quatre livres par an. C'est triste, car les jeunes auteurs talentueux sont nombreux! Si l’auteur ne débourse pas d’argent, il doit cependant s’attendre à donner sa quote-part de travail durant le processus de révision et après la publication, pour aider à la promotion de son œuvre. Un écrivain désespéré de ne pas trouver d'éditeur peut en arriver à choisir la solution de publier à Compte d'auteur ou à Carte blanche , où il se trouve à payer l'impression de son livre. Mais il y a des auteurs qui ont réussi à se faire connaître ainsi (Manon Lescop, entre autres, qui a ensuite fondé sa propre maison d'édition avec l'aide de son fils).

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«Quel genre d’œuvre puis-je soumettre?»

Joey Cornu invite tous les genres littéraires, de la science à la science-fiction en passant par le roman historique et la poésie, comme vous le constaterez en visitant le Coin des jeunes auteurs. Règle générale, il faut sentir que l’on tient une histoire originale, ou une manière originale de raconter une histoire. Les faits divers, les événements historiques, les éléments biographiques (certaines célébrités qui appartiennent à l’histoire de l’humanité comme Beethoven, Glenn Miller, Landru...), les percées scientifiques, le laboratoire géant qui se trouve tout autour de nous représentent une source inépuisable de filons à exploiter. Quel que soit le genre littéraire qui vous allume, l’important est d’exploiter pleinement le potentiel de votre sujet.

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«Combien de pages faut-il écrire?»

La quantité de texte dépend beaucoup du genre de livre que l’on écrit, ainsi que de l'âge du public visé par l’œuvre. Par exemple, un conte pour les 7 à 10 ans peut tenir sur 100 pages, tandis qu'un roman pour les 13 ans et plus peut compter de 250 à 300 pages. Un recueil de poésie est en général plus court qu’une saga de science-fiction, dans laquelle l’auteur doit camper des personnages et des décors, de même que construire un édifice d’actions et de résolutions. En fait, l’éditeur travaille au cas par cas, tâchant d’imaginer dès le début de quoi une œuvre prometteuse pourrait avoir l’air sur le marché. L’important pour l’auteur est donc de faire cet exercice au départ : pour qui est-ce que j’écris? En tenant compte du genre littéraire et de l'âge du lecteur type, il est plus facile de se fixer un objectif de travail et de garder le cap. Ah! oui... un auteur est souvent un grand lecteur; Joey Cornu l’invite à observer par lui-même ce qui se fait sur le marché, une bonne méthode d’autoguidage.

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«Est-ce qu’un auteur peut présenter l’idée d’une série?»

Joey Cornu publie la série « Loulotte », de Laura Cousineau. Les éditeurs savent qu’un auteur qui a séduit le public avec une œuvre a des chances de récidiver avec d’autres œuvres. Oui, l’auteur peut amorcer son écriture avec l’idée d’une série, mais c’est une bonne idée d’évaluer le potentiel de son premier tome avant de se lancer tête baissée dans l’écriture des autres tomes. Car n’oubliez pas, jeunes auteurs en devenir, qu’une œuvre peut se transformer au cours du travail d’équipe auteur-éditeur. Un manuscrit, c’est comme de la pâte à modeler. La sculpture n’est pas terminée tant que l’œuvre n’est pas coulée dans le papier.

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Et les droits d’auteur... est-ce qu’on s’enrichit à écrire?»«

L’argent ne fait pas le bonheur, mais il ne rend pas trop malheureux non plus... Il y en a pour dire que le salaire d’un auteur est un salaire de misère. En fait, l’auteur touche des droits d’auteur qui sont en général de 10 % sur le prix de vente en librairie des ouvrages vendus (non pas imprimés, mais vendus). Dix pour cent, ce n'est pas le Pérou, et voilà pourquoi bien peu d'écrivains québécois vivent de leur plume. Si ça peut vous consoler, l’éditeur touche souvent moins que cela une fois qu’il a payé ses frais de production et d'impression, sa publicité... et les droits d’auteur. Mais la plus grande richesse vient toujours de cet intense travail de création (qui demande souvent de la rercherche, de la discipline et de l’analyse). Un auteur écrit d’abord parce qu’il a quelque chose à dire et qu’il veut le partager. Si l’œuvre finit par rapporter, c’est un extra! À ne pas négliger : quand on pratique l’écriture, on perfectionne des outils qui serviront aussi dans toutes sortes de métier : rédacteur, journaliste, attaché de presse, communicateur, critique, chercheur, publicitaire, traducteur, enseignant... la liste est longue.

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«Évaluation d’un manuscrit... et est-ce qu’un diplôme, ça aide!»

Eh non, ce n’est pas le diplôme qui fait l’écrivain, pas plus que l’habit ne fait le moine. Un auteur voit des portes s'ouvrir, en général, quand son histoire est originale et qu'il a mis du soin et du style à présenter son texte. L'auteure Marie-Sissi Labrèche confie dans son entrevue sur le site Web de Joey Cornu que ce n'est pas à l'Université qu'elle a appris le métier d'écrivain; c'est plutôt en pratiquant l’écriture plusieurs heures chaque jour depuis l'âge de dix-sept ans. Un manuscrit est évalué sur quelques critères généraux qui servent de guides, sans être toutefois des clôtures : l’originalité du sujet, l’originalité dans la manière de parler d’un sujet pourtant déjà exploité, la richesse de la caractérisation (c’est-à-dire le détail des personnages et des décors), la solidité de la construction (la façon dont le récit se déroule et rebondit ici et là tout en se tenant), la fluidité du style, la pertinence des dialogues... Pour plus de détails, on peut visiter Exploration de l’écriture dans ce site. Joey Cornu recommande aux aspirants qui se posent toutes sortes de questions sur ce sujet la lecture d’un livre conçu pour eux : Conseils à un jeune romancier, de Marc Fisher (publié à Québec Amérique, sans doute disponible aussi à la bibliothèque municipale).

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«Quels sont les pièges d’écriture qui guettent le jeune auteur?»

Qu'on soit jeune ou moins jeune, certains pièges classiques nous guettent tous. 1) Attention aux clichés : Personne n’est complètement bon ni complètement méchant. Une héroïne jeune et belle et riche qui tombe dans un guet-apens, ça c’est le terrain de Danielle Steel, et c’est difficile de rivaliser avec la reine du mélo. Les personnages doivent paraître authentiques. 2) Attention à la formule scénario, où toute l’action déboule très vite, dans une cascade de trop nombreux rebondissements, et où le lecteur n’a pas le loisir de se faire une image des gens et des lieux. 3) Attention aux erreurs de construction. Le lecteur doit sentir que l’histoire est assise sur des éléments solides, bien enchaînés, plausibles, crédibles (même s’il s’agit de science-fiction et de fantastique, les fragments doivent s’imbriquer les uns dans les autres). Plus le monde que vous créez a l’air authentique et vrai (même s’il est faux), plus le lecteur s’embarque pour le voyage. C’est toujours une bonne idée de se faire un plan de travail initial, et de produire des fiches descriptives de chacun de ses personnages et de leurs interactions. 4) Attention aux verbes et au vocabulaire vides : À éviter dans la mesure du possible, les verbes être, avoir et faire... Immunisez-vous aussi contre les adjectifs insipides et empoisonnants comme grand, gros, magnifique, triste, faible, important... enfin, vous voyez le genre. L’art de l’imagerie vient des tournures de phrases souples et variées ainsi que de la précision du vocabulaire, car il est riche, notre dictionnaire! 5) Attention aussi au décalage : Quand on écrit une histoire susceptible de plaire aux 8 à 12 ans, mieux vaut ne pas s’étaler sur 350 pages... Et un auteur qui vise les jeunes adultes devra mettre de la « viande dans l’assiette », car il arrive un âge où l’on veut tout savoir :-) (Lire ici : de la profondeur dans la psychologie des personnages, du détail dans les photos des lieux, de la logique soutenue dans les actions, etc.)

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«Et si j’ai 12 ans, puis-je quand même espérer publier?»

En fait, un auteur qui a du talent, même s'il est très jeune, sera lu avec attention par Joey Cornu ou même d'autres éditeurs. Laura Cousineau, auteure de « Un chien différent » et de « Chien en vedette », a publié à 13 ans à Joey Cornu. Le jeune âge n'est donc pas un obstacle, surtout pas ici. Quand on a une passion, il faut la nourrir! Tiens, un petit fait intéressant : il y a quelques années, des études ont été effectuées auprès de joueurs d’échecs aux États-Unis. Les joueurs les meilleurs n’étaient pas ceux jugés être les plus « intelligents » (maudite tyrannie du QI), mais ceux qui avaient commencé à jouer plus tôt dans leur vie. Comme quoi l’expérience d’un art peut faire une nette différence. Pratiquez, pratiquez... toutes les fois que vous le pouvez!

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«Est-ce que vous publiez de la poésie?»

Beaucoup de jeunes aiment écrire de la poésie, mais le marché des lecteurs de poésie est très petit, ce qui veut dire que les éditeurs n’en vivent pas (et voilà pourquoi les subventions gouvernementales profitent à certains éditeurs!). Il faut aussi savoir que la plupart des libraires ont un préjugé défavorable face à la poésie; apparemment, la majorité des lecteurs de poésie ont entre 16 et 25 ans (la période où la poésie est davantage étudiée au secondaire et au cégep) et ce ne sont pas de grands acheteurs de livres. Joey Cornu espère pouvoir un jour innover de ce côté. Mais il aime aussi dire aux aspirants-écrivains qu’on peut penser la poésie autrement : des vers cachés dans de la prose, ou un roman sur un poète qui s’exprime au fil du quotidien, par exemple... Enfin, tout poète doit trouver une originalité qui l’aidera à se faire remarquer et apprécier. Voici quelques poètes intéressants à lire, pour qui veut évoluer de ce côté : Kim Doré, Marie Duguay, Émile Nelligan, Gaston Miron, Blaise Cendrars, Victor Hugo, Arthur Rimbaud, Voltaire, Théophile Gauthier... Votre prof de français a sûrement des suggestions à vous faire. Quant à la quantité de poèmes nécessaires pour former un recueil, l’auteur doit garder à l’esprit le profil du lecteur pour qui il écrit; plus le lecteur avance en âge, plus il s’attend à avoir de quoi se mettre sous la dent. Si au contraire il est tout jeune, il pourra présenter une cinquantaine de pages. Le mieux est d’observer un peu ce qui se fait sur le marché pour savoir comment se démarquer.

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